Dernières nouvelles du RV Belgica

2014-06-24 – Appel pour temps à bord du RV Belgica en 2015

imageL’IRSNB - DO Nature et le VLIZ veillent à coordonner les opérations de nos navires de recherche RV Belgica et RV Simon Stevin. C’est pourquoi nous lançons de manière conjointe notre appel à demandes de moyens pour l’année 2015.

Si vous souhaitez utiliser le RV Belgica en 2015, veuillez remplir les formulaires de demande et les renvoyer à P.Roose@mumm.ac.be, L.Naudts@mumm.ac.be et bmmost@mumm.ac.be pour le 18 juillet 2014. Le temps à bord peut être demandé par tous les scientifiques dans le cadre de leur travail dans une université ou institution belge.

Veuillez noter qu’en 2015, le RV Belgica n’est pas disponible aux dates suivantes : du 01.01 au 23.01.15 ; du 04.04 au 12.04.15 ; du 18.07 au 16.08.15 ; du 31.10 au 08.11.15 ; du 21.12 au 31.12.15.

La date de la réunion de coordination pour la mise au point du programme RV Belgica 2015 a été fixé au 22 septembre 2014, 10h00 à BELSPO, Bruxelles.

2014-05-19 – How Big Is Belgica: quelques photos!

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RV Belgica : portes ouvertes le dimanche 18 mai 2014 à Bruxelles.

2014-05-14 – How Big Is Belgica?

imageLa grande campagne pour fêter le 30ème anniversaire et pour mieux faire connaître le RV Belgica au grand public commence…maintenant !

Après 30 ans, il nous faut un nouveau navire de recherche, le RV Belgica II, pour continuer à protéger la mer du Nord, un navire avec de la place pour plus de scientifiques, des appareils de précision et des robots de mesure sans pilote. Découvrez tout dans le film d’animation How Big Is Belgica.

Vous pouvez dorénavant nous suivre sur imageFacebook et imageTwitter. Partagez notre film avec vos amis pour qu’eux aussi comprennent la nécessité d’un nouveau navire océanographique !

Et n’oubliez pas, ce dimanche 18 mai, nous accueillons le grand public à bord du RV Belgica à l’occasion de la Fête du Port à Bruxelles. Les visiteurs peuvent parcourir le navire, poser des questions à l’équipage et aux scientifiques de l’Université de Gand, l’ILVO, le SPF Economie, la Défense et bien sûr l’IRSNB –OD Nature. Le RV Belgica est ouvert de 10 à 17h (notre tente jusqu’à 19h) au Quai Heembeek, Bruxelles (près du Pont Van Praet et Bruxelles Propreté, stand 54).

Port en Fête

Le film Howbigisbelgica

2014-05-07 – Les 30 ans du RV Belgica : How Big Is Belgica?

imageEn 2014, le navire océanographique belge « RV A962 Belgica » fête ses 30 ans. Pour fêter cet anniversaire et pour mieux faire connaître le RV Belgica au grand public, l’Institut royal des Sciences naturelles de Belgique a organisé une grande campagne. Nous commençons le weekend du 17 et 18 mai 2014 avec un film d’animation, un symposium, une journée portes ouvertes pendant la Fête du Port de Bruxelles…

Jour et nuit, ce navire océanographique veille sur les destinées de cette « dixième province » battue par les flots qu’est la partie belge de la mer du Nord. Il faut une fameuse masse de connaissances scientifiques pour assurer la viabilité et la rentabilité de notre mer du Nord. Elle est comme un grand moteur bleu et il est dans l’intérêt de tous les Belges que ce moteur continue à tourner. Pensons à des domaines comme la pêche durable, l’énergie éolienne, l’extraction de sable, le tourisme.

Après 30 ans, il nous faut un nouveau navire de recherche, le RV Belgica II, pour continuer à protéger la mer du Nord, un navire avec de la place pour plus de scientifiques, des appareils de précision et des robots de mesure sans pilote. Découvrez tout dans le film d’animation How Big is Belgica, bientôt (avec le support de BELSPO).

Le vendredi 16 mai 2014, le RV Belgica arrive dans le Port de Bruxelles après un voyage de 2 jours depuis Zeebruges. Vers 17h, vous pouvez accueillir le navire au Quai Heembeek. Le samedi 17 mai, un symposium scientifique (en anglais) est organisé à l’occasion du 30ème anniversaire du RV Belgica.

Le dimanche 18 mai, à l’occasion de la Fête du Port à Bruxelles, nous accueillons le grand public à bord du RV Belgica. Les visiteurs peuvent parcourir le navire, poser des questions à l’équipage et aux scientifiques de l’Université de Gand, l’ILVO, le SPF Economie, la Défense et bien sûr l’IRSNB –OD Nature. Vous pouvez aussi visionner le film d’animation réalisé pour l’occasion.

Le RV Belgica est ouvert de 10 à 17h (la Fête du Port dure jusqu’à 19h) au Quai Heembeek, Bruxelles (près du Pont Van Praet et Bruxelles Propreté, stand 54).

Port en Fête

RV Belgica

2014-05-06 – Un robot sous-marin révèle un problème de déchets aussi sur les fonds marins

imageUne recherche à l’échelle européenne sur les fonds marins montre que, même dans les zones les plus profondes de l’océan, on trouve des déchets. Dans la Méditerranée, dans l’Atlantique, de la zone continentale à la dorsale médio-atlantique à 2000 km de la côte, on trouve des bouteilles, des sacs en plastique et des filets de pêche. Or, certains animaux (marsouins, dauphins…) prennent ces déchets pour de la nourriture et s’étouffent en les ingurgitant. D’autres, comme les poissons et coraux, se retrouvent emprisonnés ou empêtrés dans les plastiques.

Pour la Belgique, c’est l’Université de Gand (Renard Centre of Marine Geology) qui a participé à cette recherche internationale. Les scientifiques belges ont cartographié les fonds marins et analysé les courants en mer profonde dans le Golfe de Gascogne et le Golfe de Cadix, et ceci à bord de notre navire océanographique, le RV Belgica!

Communiqué de presse (en néerlandais)

2014-03-24 – Le Secrétaire d'Etat à la Politique Scientifique et des étudiants à bord du RV Belgica

Le vendredi 21 mars 2014 le Secrétaire d’Etat à la Politique Scientifique a emmené une quarantaine d’élèves de cinquième et sixième secondaires de Vielsalm et d’Anderlecht à bord du RV Belgica.

Les élèves ont suivi une visite guidée du navire, mais ont aussi du retrousser leurs manches. A quatre endroits, ils ont pris des échantillons d’eau et de fond marin et ont noté différents paramètres physiques. Ils ont aussi pu aider à trier les résultats de la pêche du jour.

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Reportage TV Brussel

2014-01-23 – EUROFLEETS 2: appel à propositions pour temps de navire et d'équipement scientifique

imageLe projet européen EUROFLEETS2 met à la disposition des scientifiques 200 jours de mer et 104 jours d’utilisation d’équipements marins spécialisés, entièrement financés, en vue de réaliser tous types d’activités de recherche à partir de navire océanographiques.

Un appel à proposition est maintenant ouvert. Il concerne 13 navires de recherche et 5 équipements (la plateforme de forage « Marum-MeBo », 2 caméras 3D HDTV, le ROV « Liropus » et le ROV « Max Rover »). Les navires peuvent être utilisés dans les zones suivantes : polaire et subpolaire, l’Atlantique Nord, la mer du Nord, la Manche, la mer Celtique, la mer Baltique et le golfe de Gascogne.

Notre navire, le RV Belgica, et le navire de la Région flamande, le Simon Stevin, font partie des navires proposés aux chercheurs dans le cadre de cet appel. Les dossiers de demande doivent être introduits avant le jeudi 27 mars 2014, 16 :00 (CET).

EUROFLEETS 2

2013-12-09 – Perte et récupération d'un chalut

Début décembre, des chercheurs de l’ILVO sont venus à bord du RV Belgica pour tester un chalut à perche alternatif. Ce chalut de 8m de long, ferrait moins de dégâts aux organismes de fond et serait moins cher à l’usage puisqu’il nécessite moins de carburant pour le navire.

Le mardi 3 décembre, vers 19h, deux grands chocs ont été ressentis pendant le chalutage. Le chalut avait disparu, et seul le câble est remonté. Toutes les institutions locales et nationales ont été prévenues. Le plan était d’utiliser le crochet d’un pêcheur hollandais “TX 68 VERTROUWEN”, pour essayer de trouver le chalut à partir de la dernière position connue. Vers 00h30 le crochet a attrapé le chalut qui s’est ensuite détaché. Le RV Belgica a continué à draguer toute la nuit.

Via une coopération entre la Marine belge et la Marine hollandaise, le commandant du RV Belgica a demandé à un démineur de localiser le chalut à l’aide du sonar de bord. Le mercredi 3 décembre, à 13h30, le ZR. MS.SCHIEDAM est arrivé dans la zone. A 14h10 et il a pu localiser le chalut et le RV Belgica a pu hisser celui-ci à bord vers 16h00.

Grâce à la coopération parfaite entre le pêcheur hollandais qui était là par hasard, le démineur de la Marine hollandaise, l’équipage du Belgica et les scientifiques de l’ILVO, le chalut a pu être récupéré après une journée complète de dragage.

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2013-08-23 – Le Secrétaire d'Etat Courard visite le RV Belgica

Le Secrétaire d’Etat à la Politique scientifique, Philippe Courard, a visité le navire océanographique RV Belgica le 23 août 2013.

Min. Courard visits the belgica

Sa visite avait un double objectif: premièrement découvrir la vie à bord – étant un ancient professeur de sciences, ”une expérience spéciale”, selon lui – mais aussi attirer l’attention sur le futur du navire.

Le Belgica fête cette année son 29ième anniversaire… alors que les experts estiment la durée de vie d’un navire océanographique à 30 ans. Une étude de faisabilité rendue fin avril 2013 a conclu qu’il était nécessaire de remplacer le Belgica.

À l’initiative de M. le Secrétaire d’Etat, le Conseil des Ministres a approuvé fin avril 2013 une étude de financement pour remplacer le Belgica. L’étude des modèles de financement est realisée par le SPP Politique scientifique et plusieurs pistes sont explorées: financement complet par l’Etat, coopération public privé, coopération avec d’autres pays Européens…

Le Secrétaire d’Etat désire avancer au plus vite afin de trouver un financement pour que les chercheurs puissent bénéficier d’une infrastructure adaptée à leurs besoins et qui leur permettra de remplir leur missions au mieux.

2013-07-12 – Un nouveau commandant pour le RV Belgica

Ce vendredi 12 juillet 2013, le Capitaine de corvette Luc Van Tricht a pris le commandement du Belgica. Il succède au Commandant Manuel Dory.

Nous voulons remercier cordialement le Commandant Dory pour son dévouement à bord pendant les deux dernières années. Et nous souhaitons au Commandant Van Tricht d’excellentes croisières scientifiques.

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2013-07-01 – Ce weekend: Portes ouvertes à bord du Belgica

imageLa Marine d’aujourd’hui offre un éventail surprenant de métiers. Découvrez-les à bord des navires belges et étrangers durant les 33èmes NAVY DAYS les 6 et 7 juillet 2013. Les équipages de la flotte sont prêts à vous faire découvrir la vie à bord et à répondre à vos questions de 10h30 à 12h00 et de 13h30 à 17h30.

A côté de cela, vous découvrirez une cinquantaine de stands d’information sur la Défense, ses partenaires et le patrimoine maritime. Un mur d’escalade, des initiations à la plongée, des randonnées en bateau dans le port, des concerts de la Musique royale de la Marine ainsi que d’autres groupes, des simulations de sauvetage, des démonstrations du personnel de sécurité et de lutte anti-incendie, ... assureront l’animation. Les plus petits pourront se défouler dans un château gonflable, se faire grimer ou encore s’aventurer sur un petit parcours d’obstacles.

Et bien sûr, notre navire océanographique le RV Belgica sera ouvert au public ! Vous êtes les bienvenus de 10h à 18h dans la base navale de Zeebrugge. Entrée gratuite !

Navy Days 2013

2013-06-27 – Le Secrétaire d'Etat Bogaert visite le RV Belgica à Zeebrugge et nos laboratoires à Ostende

Le Secrétaire d’Etat à la Fonction publique, Hendrik Bogaert, visitera le navire océanographique RV Belgica le vendredi 28 juin 2013 à Zeebrugge. Il se rendra ensuite au laboratoire de la Direction Opérationnelle Milieux Naturels de l’Institut Royal des Sciences naturelles de Belgique à Ostende.

Cette visite se fait dans le cadre d’un tour des différents services publics afin de se rendre compte du travail qui y est réalisé. Le Belgica et les laboratoires marins (chimie, biologie et océanographie) sont des services publics très particuliers et le Secrétaire d’Etat veut examiner les conditions de travail dans lesquelles les scientifiques effectuent leur recherche, comment les échantillons sont prélevés et comment se déroule la vie à bord. Les chercheurs et les techniciens marins ne sont pas des fonctionnaires qui travaillent « de 9 à 5 » : le travail s’effectue de jour comme de nuit et il faut toujours être prêt à gérer des circonstances imprévues.

2013-06-25 – Le Belgica au Portugal

imageLe 29 Mai 2013, le RV Belgica a quitté le port de Lisbonne en direction du Golfe de Cadiz pour la recherche géophysique et océanographique sous la direction de l’unité de recherche “Renard Centre for Marine Geology” du département de Géologie et Pédologie de l’Université de Gand. L’équipe scientifique se constituait d’une dizaine de personnes de diverses nationalités dont belge, française, marocaine, espagnole et portugaise.

Pendant des années, le Golfe de Cadiz a reçu l’attention des géologues et paléo-océanographes de par l’écoulement de l’eau de la Méditerranée dans l’Océan Atlantique. Cet écoulement a commencé il y a 5 millions d’années et est responsable des forts courants de fond sur les pentes continentales de l’Espagne, du Portugal et du Maroc. Ces courants influencent, par leurs effets, la distribution des sédiments (sable, silt, argile) le long de la pente, mais aussi les écosystèmes profonds (coraux d’eau froide).

L’objectif de cette mission de 10 jours était d’étudier, à l’aide des profils acoustiques (jusqu’à 300 m en dessous du fond marin), la variabilité des vitesses de ces courants (durant les 5 derniers millions d’années). Ces profils vont être utilisés pour mieux comprendre les résultats des forages récents (jusqu’à 400 m de profondeur) effectués par le “Integrated Ocean Drilling Programme”. Afin de pouvoir reconstruire les conditions dans le passé (“The present is the key to the past”), il faut aussi connaître la vitesse et la direction des courants de fond du présent, ce qui est très peu connu dans la partie marocaine du Golfe de Cadiz. C’est pourquoi, en coopération avec l’Institut Hydrographique portugais, des analyses ont été faites pour comprendre la composition des masses d’eaux, ainsi que la direction et vitesse de ces courants. En parallèle, l’organisation espagnole CIRCE a réalisé des observations de mammifères marins.

Cette mission est déjà la cinquième visite du Belgica dans cette zone depuis sa découverte en 2002. Les résultats préliminaires (à peu près 1000 km de lignes sismiques !) démontrent que ceci ne sera pas la dernière…

Commandant Manuel Dory, RV Belgica

2013-06-21 – Eurofleets : Un projet européen de collaboration entre les navires de recherche océanographiques

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La conférence de clôture du projet européen Eurofleets 1 s’est tenue ce 13 juin 2013 à l’Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique, alors que son successeur, Eurofleets 2, vient juste de débuter. Ces projets sont incontournables pour la recherche océanographique en Belgique et en Europe.

Chaque pays dispose d’un ou plusieurs navires de recherche océanographiques, à partir desquels les scientifiques peuvent faire leurs mesures et prendre des échantillons. Grâce à ces projets visant la constitution d’une « infrastructure intégrée », les scientifiques d’un pays peuvent non seulement demander du « temps de navire » sur leurs plateformes nationales, mais également à bord d’autres navires faisant partie du projet. L’objectif est d’utiliser les moyens à la mer de la manière la plus efficace possible.

Quand, par exemple, notre Belgica se trouve comme cette semaine au large du Portugal, des scientifiques d’autres pays peuvent venir à bord pour également étudier la même zone. Ainsi, il n’est pas nécessaire d’avoir deux navires au même endroit en même temps et les moyens sont mieux utilisés. Cette mise à disposition d’infrastructures de recherche marines, performante mais souvent onéreuses, est un pas concret vers une intégration et une collaboration intra-européenne.

Ce 13 juin, les scientifiques et les gestionnaires de flotte ses sont réunis en nos murs pour présenter leurs conclusions à l’issue de cette première phase. Pendant celle-ci, depuis, 2009, du temps de mer sur 16 navires différents a été mis à la disposition des scientifiques. Le projet a rassemblé 31 institutions et entreprises, en provenance de 20 États-membres ou états associés de l’Union européenne. La Commission européenne a soutenu le projet à hauteur de 9 M€ sur 4 ans.

2013-05-14 – Des élèves à bord du Belgica

L’organisation MOS (Education environnementale à l’école) avait organisé une compétition entre les écoles flamandes : les élèves devaient faire une recherche environnementale et pouvaient gagner de super prix. Douze élèves du « Green High Make Over Team » de l’Ecole secondaire provinciale « Diepenbeek Green High » ont converti les champs d’herbe autour de leur école en vrai jardins écologiquement et économiquement viables, dans le but d’augmenter la biodiversité autour de l’école. Ils ont gagné une excursion à bord du Belgica.

Le 13 mai, les élèves sont venus à bord. Ils ont vu différentes manières de prendre des échantillons, l’usage du sondeur multi-faisceaux et ils ont vécu la vie à bord. Il n’a pas été possible d’installer en mer les instruments montés sur le tripode, à cause du vent fort et les hautes vagues, mais ça aussi, c’est la vie à bord !

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2013-05-07 – Test d'un planeur aquatique scientifique mû par les vagues

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Des scientifiques de l’UGMM ont clôturé hier une période de tests de 3 semaines avec un planeur aquatique mû par l’énergie des vagues (« Wave Glider »). Cet appareil est un instrument océanographique autonome qui a été mis à notre disposition par la compagnie américaine Liquid Robotics. Le Wave Glider fait deux mètres de long et ressemble une planche à voile –sans voile !–, mais il est équipé d’un grand nombre d’instruments qui enregistrent les paramètres océanographiques : la température d’eau, la salinité, la vitesse et la direction des courants, la présence d’hydrocarbures et d’algues, les conditions météo, etc.

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Le grand avantage du Wave Glider est son autopropulsion. L’appareil utilise le mouvement des vagues pour parcourir des milliers de kilomètres, sans arrêter. Sa vitesse moyenne est de 1,5 nœud, soit environ 2,7 km/h. Les instruments à bord sont alimentés par des batteries qui sont chargées par des panneaux solaires. Toutes les données sont transmises par satellite vers la terre, toutes les 5 minutes. Les scientifiques et les techniciens peuvent donc les évaluer immédiatement. La sécurité du Wave Glider est assurée par une équipe basée aux États-Unis qui suit l’appareil 24h/24h et 7j/7. Ils peuvent diriger le Wave Glider et éventuellement le détourner si un navire approche l’appareil, grâce au système d’alarme incorporé et aux capteurs AIS qui identifient les navires proches.

Le Wave Glider a été mis à l’eau depuis le RV Belgica le 15 avril 2013 et a été récupéré le 6 mai. Pendant ces trois semaines, il a parcouru environ 1300km autour du banc de sable Oosthinder pour y observer les effets de l’extraction de sable.

Sur la carte, vous voyez la distance parcouru par le Wave Glider autour du Oosthinder (symboles blancs), la position du navire d’extraction de sable Rio (symboles bleus) et la position d’autres navires (symboles rouges, verts, gris) et ceci pour une période de 24h.

Ce premier test montre les possibilités énormes offertes par l’utilisation du Wave Gliders et d’autres véhicules autonomes qui peuvent être déployés pour une longue période, dans toutes les conditions météorologiques et avec un coût limité. Ces instruments nous aideront à mieux connaître l’océan et notre influence sur le milieu marin.

Vidéo du déploiement du Wave Glider à bord du Belgica.

2013-04-26 – Lancement de l'étude de financement pour le remplacement du Belgica

A linitiative de Philippe COURARD, Secrétaire dEtat en charge de la Politique scientifique, le Conseil des Ministres a approuvé ce 26 avril le lancement de létude de financement pour le remplacement de lactuel navire de recherche océanographique, RV Belgica.

Lactuel navire de recherche fêtera ses 29 ans cette année. Les experts estiment la durée de vie maximale dun navire de recherche à 30 ans. Une étude de faisabilité, clôturée en 2010, a conclu à la nécessité de remplacer le Belgica, principalement en raison dun manque despace suffisant pour le personnel et les équipements scientifiques, mais aussi en raison de lobsolescence des équipements.

Létude sur les modèles de financement de ce nouveau bateau sera menée par le SPP Politique scientifique. Elle concernera tant lachat que lexploitation future de cette infrastructure de recherche, ainsi que lavenir de lactuel Belgica. Financement intégral par lEtat, partenariat public/privé pour la construction et/ou lexploitation du nouveau bateau, coopération avec des pays européens, ... sont autant doptions qui seront considérées par létude qui devrait durer 9 mois.

« Un navire de recherche océanographique est une infrastructure essentielle pour la recherche marine ainsi que pour la réalisation dactivités de monitoring à mener en mer du Nord, indique Philippe Courard. Le Belgica I a fort bien rempli ses missions jusquici. Mais son remplacement est une nécessité, la seule cohérente. Avançons donc pour trouver un financement possible, afin que nos chercheurs puissent bénéficier dune infrastructure adaptée à leurs besoins, qui leur permettra de remplir leur mission au mieux. »

image Communiqué de presse P.Courard

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2013-02-18 – Produits européens EARS et GLOBE : le premier test sur le Belgica

Une équipe de scientifiques et de techniciens européens a, pour la première fois, testé deux nouveaux logiciels développés en commun dans le cadre du projet européen EUROFLEETS. Ces tests ont été réalisés en conditions réelles à bord du BELGICA fin janvier dans le cadre d’une campagne de mesure des sédiments. Le premier logiciel, GLOBE, assure le traitement des données bathymétriques ainsi que leur visualisation. Le second, EARS (Eurofleets Automatique Reporting System), enregistre les diverses étapes liées aux observations réalisées et/ou à la prise d’échantillons et les relie à l’ensemble des autres données recueillies automatiquement (e.g., le temps, la position, la vitesse et la direction du vent, …).

Le projet EUROFLEETS a pour objectifs une meilleure coordination et un usage plus efficace des facilités offertes par les différents navires de recherche océanographique européens.

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Les participants : Yvan STOJANOV (UGMM), Karien DE CAUWER (UGMM), Jordi SORRIBAS (CSIC), Joan OLIVE (CSIC), Marc NOKIN (IFREMER), Serge SCORY (UGMM), Marie‐Paule CORRE (IFREMER), Andrea COVA (OGS).

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2012-11-20 – RV Belgica teste la navigation par satellite

imageNotre navire océanographique Belgica teste la performance maritime du système de navigation satellitaire EGNOS (European Geostationary Navigation Overlay Service). Les résultats rassemblés par notre navire sont utilisés pour examiner comment l’EGNOS, prévu initialement pour les avions, pourrait aussi guider le trafic maritime. Maintenant, le Belgica ne collecte donc plus seulement des données de la mer mais aussi des données du ciel.

imageEn couvrant tout le territoire européen par un trio de transpondeurs satellitaires géostationnaires, EGNOS est un système d’amplification qui perfectionne la précision des signaux GPS américains. La précision de localisation pourrait passer de 20 à 5 m. Développé par l’Agence Spatiale Européenne (ESA), la Commission européenne et Eurocontrol (l’organisation européenne pour la sécurité de la navigation aérienne), EGNOS peut être utilisé pour le transport à terre et en mer. L’ESA est intéressée de savoir comment les signaux sont réfléchis par la mer, par des infrastructures portuaires ou par des navires proches.

Trois récepteurs ont été installés sur le Belgica : ils reçoivent des signaux de l’EGNOS mais aussi des premiers satellites Galileo en orbite. Les signaux sont reçus en continu et permettent ainsi à l’ESA d’examiner la performance du système par des conditions maritimes différentes, quand le navire bouge ou ne bouge pas, en pleine mer ou dans les environs d’un port. Les tâches du Belgica sont telles que les récepteurs sont emmenés dans toutes sortes d’environnements intéressants mais typiquement hors limite, comme le milieu des parcs à éoliennes.

C’est la première fois que des données à long terme concernant la performance de l’EGNOS en mer sont rassemblées systématiquement. Et le fait que l’ESA reçoive en même temps des signaux Galileo, donne de l’information supplémentaire utilisable lors de la validation du système. Les récepteurs ont été placés à bord du Belgica sur base d’une coopération avec échange de données, pour au moins une année. Le Service de Mesure de l’UGMM est responsable du transfert de données et du support. La Commission européenne, qui coordonne les applications EGNOS, considère ceci comme un projet à haut potentiel pour le transport maritime et la navigation fluviale.

2012-09-21 – Trois navires dans la même écluse

imageC’est une coopération remarquable qui s’est mise concrètement en place ce mardi 18 septembre. Trois navires, le RV Belgica de la Politique scientifique fédérale, le HS Ter Streep et le nouveau RV Simon Stevin, du gouvernement Flamand, ont effectué des mesures de conserve. Ces trois navires sont en effet équipés pour faire des mesures bathymétriques très précises. Pour que leurs mesures soient comparables entre elles, il faut calibrer les instruments (les « sondeurs multi-faisceaux »). Cette calibration a eu lieu dans l’écluse Pierre Van Damme à Zeebrugge. Les trois navires ont chacun mesuré la profondeur du sas de l’écluse. Les trois jeux de résultats vont maintenant être comparés afin d’assurer à l’avenir la concordance des travaux des scientifiques, quelle que soit la plateforme à partir de laquelle les mesures sont collectées.

Cette coopération remarquable entre différents services fédéraux (l’UGMM, la Marine, SPF Économie) et les services flamands (l’Hydrographie flamande, le VLIZ) s’inscrit dans un projet visant à cartographier la bathymétrie de toute la partie belge de la mer du Nord. Ceci sera réalisé en combinant des données bathymétriques déjà existantes avec les résultats de nouvelles campagnes de mesure dans les zones qui n’ont pas encore été explorées dans ce but.

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